Les Apaches — Création 2018 — La Loge

Elle(s)

Je viens de la nuit où l'on souffre

Pièce écrite et dirigée par Olivier Augrond — Durée 1h05
La pièce

Quatre femmes de notre époque : leurs destins, leurs paroles et leurs cris.

« Les hommes devraient, d’abord, connaître les pensées des femmes, celles qui dans les manifestations, les grèves, les révolutions, commencent et finissent, des parisiennes de la Commune aux femmes de Pétrograd en février 1917… »

Jean-Marc Schiappa — Libre Penseur, président de l’IRELP

Elles s’appellent Marie, Margot, Julie et Nathalie. Quatre femmes, aujourd’hui, en 2018. Quatre actrices qui jouent tour à tour les rôles de femmes et d’hommes. À travers le destin de « Elle(s) », leur amie, leur sœur ou l’inconnue qui partage leur condition, elles font face aux violences religieuses, sociales, aux préjugés machistes rencontrés au travail et dans la sphère privée, aux jugements de la famille, aux limites et aux choix que l’on tente de leur imposer.

Leurs histoires ordinaires rejoignant celles de leurs illustres aînées et leurs combats, où une écriture concrète et tranchante s’entremêle avec une écriture plus poétique et politique, se faisant l’écho de la mémoire de toutes ces femmes issues de la « Libre Pensée », de la Commune, et de toutes les luttes passées dont la parole résonne si terriblement aujourd’hui.

Le projet

Aujourd’hui, alors qu’à priori les avancées dues aux différents combats féministes nous semblent acquises, nous devons malheureusement constater que des forces rétrogrades et obscurantistes s’attaquent aux femmes, à leurs droits et leurs acquis. Dans l’Amérique sexiste de Trump, en Pologne où le gouvernement a voulu interdire l’IVG, en Russie où une loi dépénalise les violences domestiques pour éviter « la destruction de la famille ».

« Nos ennemis ce sont les privilégiés de l’ordre social actuel, tous ceux qui ont vécu de nos sueurs, qui toujours se sont engraissés de nos misères. »

L’Union des Femmes — L’appel du 11 avril
Le passé n’est qu’un prologue

Ces Communardes — Louise Michel, Nathalie le Mel, Elisabeth Dmitrieff, Marceline Leloup, Blanche Lefèvre — mères du féminisme moderne, ont œuvré pour la Libre Pensée et l’émancipation des femmes. Elles ont dénoncé et lutté contre toutes les violences faites aux femmes, pour le droit à disposer de leurs corps, pour l’égalité des salaires et la parité du travail.

Elles étaient ouvrières, aristocrates, couturières, blanchisseuses… françaises, russes, polonaises… Elles tomberont sur les barricades ou seront condamnées aux travaux forcés et à la déportation dans les bagnes de Nouvelle-Calédonie.

Recherche artistique

Ce spectacle s’inscrit dans plusieurs temporalités : un premier jalon, l’exploration du territoire des injustices par le regard des femmes, leurs écrits et leurs contestations, de la Commune à nos jours. Le deuxième temps de la recherche est le projet Convocations, où ce grand thème de la justice sera développé plus largement.

Extraits

Mère(s) : Qu’est-ce que je t’ai dit ? Qu’est-ce que je t’ai toujours dit ? Qu’est-ce que j’ai essayé de te dire pendant toutes ces années ? Qu’est-ce que j’ai essayé de te dire que tu n’as pas voulu entendre ? Et maintenant, où es-tu ?

Elle(s) : Longtemps, j’ai cru que ce serait possible.

La mère : Non. Un temps. Bien sûr que non.

Elle(s) : J’imaginais sa joie.

La mère : Ce n’est pas ce que je voulais pour toi.

Elle(s) : Ce n’est pas un mensonge, ça.

Marianne : Je n’ai pas le mal du pays, mais j’ai le mal des morts. Je laisse derrière moi une parole qui s’est tue, que l’on a écorchée, enfouie, sous les ossements de nos sœurs disparues. Puisque ici, tout se relève, dans ce parfum de Mai où l’espoir refleurit à nouveau. Paris, Varsovie, Pékin, Alep, Médine, Moscou, qui t’ont vue naître et qui te voient lutter.

Le juge : C’est très délicat, comprenez-le.

Le procureur : Ce que nous essayons de vous dire, madame.

Elle(s) : Où est-elle ?

L’avocat : Vous comprenez ?

Elle(s) : Je veux la voir.

Le juge : Rassurez-vous.

L’avocat : Elle va bien.

Elle(s) : C’est impossible.

Marianne : Quel est ce malheur que tu ne peux plus dire ? Quel est ce déchirement que tu dois taire ?

Julie : Je n’ai pas le mal du pays, mais j’ai le mal des morts.

Texte et mise en scène par Olivier Augrond
Distribution
Avec

Marie Dompnier

Comédienne

Margot Faure

Comédienne

Julie Lesgages

Comédienne

Nathalie Pivain

Comédienne

Annie Mercier

Voix

Hélène Rencurel

Collaboration artistique

Équipe artistique & technique

Jean-Philippe Feiss

Création musicale

Félix Depautex

Création lumière

Janyves Coïc

Création son

Kevin Bardin

Régie son

Sébastien de Jésus

Régie générale

Suzanne Barbaud

Scénographie

Création
2018
Mise en scène
Olivier Augrond
Production
Les Apaches
Représentations
Théâtre de La Loge

6 – 15 mars 2018

Soutiens
Théâtre de Châtillon

Théâtre de La Loge

CNSAD

CAP* Montreuil
P3130075
P3130036
P1070260
P3130071
P3130034
P3130073

Nos autres Créations

La pièce

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« Les hommes devraient, d'abord, connaître les pensées des femmes, celles qui dans les manifestations, les grèves, les révolutions, commencent et finissent, des parisiennes de la Commune aux femmes de Pétrograd en février 1917… »

Jean-Marc Schiappa — Libre Penseur, président de l'IRELP

Elles s'appellent Marie, Margot, Julie et Nathalie. Quatre femmes, aujourd'hui, en 2018. Quatre actrices qui jouent tour à tour les rôles de femmes et d'hommes. À travers le destin de « Elle(s) », leur amie, leur sœur ou l'inconnue qui partage leur condition, elles font face aux violences religieuses, sociales, aux préjugés machistes rencontrés au travail et dans la sphère privée, aux jugements de la famille, aux limites et aux choix que l'on tente de leur imposer.

Leurs histoires ordinaires rejoignant celles de leurs illustres aînées et leurs combats, où une écriture concrète et tranchante s'entremêle avec une écriture plus poétique et politique, se faisant l'écho de la mémoire de toutes ces femmes issues de la « Libre Pensée », de la Commune, et de toutes les luttes passées dont la parole résonne si terriblement aujourd'hui.

Le projet

Aujourd'hui, alors qu'à priori les avancées dues aux différents combats féministes nous semblent acquises, nous devons malheureusement constater que des forces rétrogrades et obscurantistes s'attaquent aux femmes, à leurs droits et leurs acquis. Dans l'Amérique sexiste de Trump, en Pologne où le gouvernement a voulu interdire l'IVG, en Russie où une loi dépénalise les violences domestiques pour éviter « la destruction de la famille ».

« Nos ennemis ce sont les privilégiés de l'ordre social actuel, tous ceux qui ont vécu de nos sueurs, qui toujours se sont engraissés de nos misères. »

L'Union des Femmes — L'appel du 11 avril
Le passé n'est qu'un prologue

Ces Communardes — Louise Michel, Nathalie le Mel, Elisabeth Dmitrieff, Marceline Leloup, Blanche Lefèvre — mères du féminisme moderne, ont œuvré pour la Libre Pensée et l'émancipation des femmes. Elles ont dénoncé et lutté contre toutes les violences faites aux femmes, pour le droit à disposer de leurs corps, pour l'égalité des salaires et la parité du travail.

Elles étaient ouvrières, aristocrates, couturières, blanchisseuses… françaises, russes, polonaises… Elles tomberont sur les barricades ou seront condamnées aux travaux forcés et à la déportation dans les bagnes de Nouvelle-Calédonie.

Recherche artistique

Ce spectacle s'inscrit dans plusieurs temporalités : un premier jalon, l'exploration du territoire des injustices par le regard des femmes, leurs écrits et leurs contestations, de la Commune à nos jours. Le deuxième temps de la recherche est le projet Convocations, où ce grand thème de la justice sera développé plus largement.

Extraits

Mère(s) : Qu'est-ce que je t'ai dit ? Qu'est-ce que je t'ai toujours dit ? Qu'est-ce que j'ai essayé de te dire pendant toutes ces années ? Qu'est-ce que j'ai essayé de te dire que tu n'as pas voulu entendre ? Et maintenant, où es-tu ?

Elle(s) : Longtemps, j'ai cru que ce serait possible.

La mère : Non. Un temps. Bien sûr que non.

Elle(s) : J'imaginais sa joie.

La mère : Ce n'est pas ce que je voulais pour toi.

Elle(s) : Ce n'est pas un mensonge, ça.

Marianne : Je n'ai pas le mal du pays, mais j'ai le mal des morts. Je laisse derrière moi une parole qui s'est tue, que l'on a écorchée, enfouie, sous les ossements de nos sœurs disparues. Puisque ici, tout se relève, dans ce parfum de Mai où l'espoir refleurit à nouveau. Paris, Varsovie, Pékin, Alep, Médine, Moscou, qui t'ont vue naître et qui te voient lutter.

Le juge : C'est très délicat, comprenez-le.

Le procureur : Ce que nous essayons de vous dire, madame.

Elle(s) : Où est-elle ?

L'avocat : Vous comprenez ?

Elle(s) : Je veux la voir.

Le juge : Rassurez-vous.

L'avocat : Elle va bien.

Elle(s) : C'est impossible.

Marianne : Quel est ce malheur que tu ne peux plus dire ? Quel est ce déchirement que tu dois taire ?

Julie : Je n'ai pas le mal du pays, mais j'ai le mal des morts.

Distribution
Avec

Marie Dompnier

Comédienne

Margot Faure

Comédienne

Julie Lesgages

Comédienne

Nathalie Pivain

Comédienne

Annie Mercier

Voix

Hélène Rencurel

Collaboration artistique

Équipe artistique & technique

Jean-Philippe Feiss

Création musicale

Félix Depautex

Création lumière

Janyves Coïc

Création son

Kevin Bardin

Régie son

Sébastien de Jésus

Régie générale

Suzanne Barbaud

Scénographie