Les Apaches — Création (en cours)
CONVOCATIONS
Création collective — Écriture & mise en scène Olivier Augrond
« La loi ne demande pas compte aux jurés des moyens par lesquels ils se sont convaincus ; elle leur prescrit de s’interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement, et de chercher dans la sincérité de leur conscience. »
Convocations est une variation autour de la Justice, éminente ou ordinaire, socle de notre vivre ensemble, à travers le grand dernier devoir démocratique, celui de juré. Quatre journées, où chacun évolue dans ses différences, ses inquiétudes, ses certitudes, ses doutes et ses espérances.
Une écriture aux dialogues croisés qui, par glissements, élargit l’intime de la salle des délibérés vers d’autres territoires et temporalités : une salle de classe, un commissariat, un hôpital, une entreprise… Comme autant de regards sur nous-mêmes.
Note d’intention
C’est à travers ces journées particulières, dans le « off » qui accompagnent les débats, lorsque les jurés se retrouvent pour analyser les éléments du dossier en vue des délibérations, que nous installons notre regard. Un instantané de notre époque, dans ses choix, ses contradictions, ses peurs, ses démons, ses espoirs et ses attentes.
Trois lieux. Au centre, la salle des délibérés : une grande table en bois très longue accueille l’espace commun des débats et des réflexions. Au lointain, sur des rails lui permettant d’avancer vers les spectateurs, une grande boîte transparente, espace caméléon, lieu de l’intime — tour à tour une chambre, une salle à manger ou un sous-sol — où derrière la paroi en verre se dessine le quotidien des jurés dans leurs intimités.
Sur les côtés, l’espace frontière de l’errance et de l’attente, à l’image de la salle des pas perdus, où les personnages évolueront simultanément avec les actions principales. Leurs paroles, leurs histoires intimes viendront s’entrechoquer dans un va-et-vient entre la salle des délibérés et la « grande boîte » où ils apparaîtront dans leur quotidien.
Tableau vivant et fugace, où ces jurés, comme piégés derrière un miroir sans tain, placés derrière une vitre rappelant celle de l’accusé, se dévoilent et se livrent — offrant un portrait sans faux-semblants se faisant l’écho de notre propre reflet.
Margot : Encore une fois, ne vous préoccupez pas de ça. Concentrez-vous sur votre tâche. Vous verrez, ce n’est pas si difficile. Un temps. Vous avez bien dormi ?
Patrice : Oh, oui, ça, de ce côté là, ça va.
Margot : Bon, c’est très bien ça. Tout le monde ne peut pas en dire autant, vous savez. Un temps. C’est très, très bien même.
Patrice : Ça va durer encore longtemps ?
Margot : Vous tenez vraiment à ce que nous reparlions de ça ?
Candice et Hélène entrent.
Candice : Au moins trente ans. Minimum.
Margot : Ah, c’est parfait ! Venez. Approchez.
Hélène : T’es sûre ? Ça me paraît disproportionné.
Margot : Rassurez-vous, à l’échelle d’une vie, c’est pas grand chose.
Candice : Moi, ça me paraît être le minimum.
Hélène : C’est énorme.
Margot : C’est insignifiant. Faites-moi confiance.
Margot Faure
Comédienne
Candice Lartigue
Comédienne
Hélène Rencurel
Comédienne
Patrice Botella
Comédien
Yves Buchin
Comédien
Guillaume Marquet
Comédien
Romain Arnaud-Kneisky
Comédien
Jean-Philippe Feiss
Musicien
Jean-Philippe Feiss
Création musicale
Sébastien De Jésus
Création lumière
Janyves Coïc
Création son
Camille Duchemin
Scénographie
Baudouin Rencurel
Régie son
Julien Bensamoun / Léon Touret
Régie lumière
Création (en cours)
Mise en scène
Olivier Augrond
Production
Les Apaches
Représentations
Théâtre Jean Vilar de Suresnes
Mars 2016
Théâtre de Châtillon
Sep–Oct 2016
Soutiens
Théâtre de Châtillon
adami déclencheur
théâtre ouvert
Théâtre Jean Vilar de Suresnes
CAP étoile Montreuil





« La loi ne demande pas compte aux jurés des moyens par lesquels ils se sont convaincus ; elle leur prescrit de s'interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement, et de chercher dans la sincérité de leur conscience. »
Convocations est une variation autour de la Justice, éminente ou ordinaire, socle de notre vivre ensemble, à travers le grand dernier devoir démocratique, celui de juré. Quatre journées, où chacun évolue dans ses différences, ses inquiétudes, ses certitudes, ses doutes et ses espérances.
Une écriture aux dialogues croisés qui, par glissements, élargit l'intime de la salle des délibérés vers d'autres territoires et temporalités : une salle de classe, un commissariat, un hôpital, une entreprise… Comme autant de regards sur nous-mêmes.
Note d'intention
C'est à travers ces journées particulières, dans le « off » qui accompagnent les débats, lorsque les jurés se retrouvent pour analyser les éléments du dossier en vue des délibérations, que nous installons notre regard. Un instantané de notre époque, dans ses choix, ses contradictions, ses peurs, ses démons, ses espoirs et ses attentes. Ces quatre journées des délibérés seront ponctuées de deux épisodes issus du XX e siècle — au lendemain de la Première Guerre mondiale, et dans les années 70 — qui viendront interroger « l'ici et maintenant » de notre époque.
Margot : Encore une fois, ne vous préoccupez pas de ça. Concentrez-vous sur votre tâche. Vous verrez, ce n'est pas si difficile. Un temps. Vous avez bien dormi ?
Patrice : Oh, oui, ça, de ce côté là, ça va.
Margot : Bon, c'est très bien ça. Tout le monde ne peut pas en dire autant, vous savez. Un temps. C'est très, très bien même.
Patrice : Ça va durer encore longtemps ?
Margot : Vous tenez vraiment à ce que nous reparlions de ça ?
Candice et Hélène entrent.
Candice : Au moins trente ans. Minimum.
Margot : Ah, c'est parfait ! Venez. Approchez.
Hélène : T'es sûre ? Ça me paraît disproportionné.
Margot : Rassurez-vous, à l'échelle d'une vie, c'est pas grand chose.
Candice : Moi, ça me paraît être le minimum.
Hélène : C'est énorme.
Margot : C'est insignifiant. Faites-moi confiance.
Margot Faure
Comédienne
Candice Lartigue
Comédienne
Hélène Rencurel
Comédienne
Patrice Botella
Comédien
Yves Buchin
Comédien
Guillaume Marquet
Comédien
Romain Arnaud-Kneisky
Comédien
Jean-Philippe Feiss
Musicien
Jean-Philippe Feiss
Création musicale
Sébastien De Jésus
Création lumière
Janyves Coïc
Création son
Camille Duchemin
Scénographie
Baudouin Rencurel
Régie son
Julien Bensamoun / Léon Touret
Régie lumière
Trois lieux. Au centre, la salle des délibérés : une grande table en bois très longue accueille l'espace commun des débats et des réflexions. Au lointain, sur des rails lui permettant d'avancer vers les spectateurs, une grande boîte transparente, espace caméléon, lieu de l'intime — tour à tour une chambre, une salle à manger ou un sous-sol — où derrière la paroi en verre se dessine le quotidien des jurés dans leurs intimités.
Sur les côtés, l'espace frontière de l'errance et de l'attente, à l'image de la salle des pas perdus, où les personnages évolueront simultanément avec les actions principales. Leurs paroles, leurs histoires intimes viendront s'entrechoquer dans un va-et-vient entre la salle des délibérés et la « grande boîte » où ils apparaîtront dans leur quotidien.
Tableau vivant et fugace, où ces jurés, comme piégés derrière un miroir sans tain, placés derrière une vitre rappelant celle de l'accusé, se dévoilent et se livrent — offrant un portrait sans faux-semblants se faisant l'écho de notre propre reflet.


